"Il ne suffit pas de savoir parler. Encore faut-il parler juste !"

                                                         William SHAKESPEARE



Mercredi 1 juillet 2009
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Quel raffraîchissement en cette quasi canicule, que cette vidéo diffusée il y a peu dans le "Petit Journal" de Yann Barthes sur Canal. Y voir l'ancien chef de l'Etat fusillé du regard par sa Bernadette d'épouse est un pur régal. Comme il nous ressemble le grand Jacques. Si l'opération Chirac 2012 n'est pas un canular, voila une image qui devrait contribuer à attirer des voix au candidat. Qui ne voudrait pas le sauver des griffes d'une telle mégère ? A propos d'image, celle de Nicolas Sarkozy semble au fil des semaines se recomposer sous nos yeux d'observateurs. Ou plutôt, sous les lignes du Nouvel Obs. De quoi achever de déconcerter, ceux qui  avaient été troublés de voir un Mitterrand rentrer au gouvernement. Pour autant, le "chouchou" de Carla, n'est pas encore redevenu celui de l'opinion.  C'est au contraire l'une des pierres jetées dans le jardin socialiste qui pourrait bien lui revenir en pleine figure. Dominique Strauss-Khan continue de grimper en tête des sondages comme personnalité préférée des français. Et curieusement, côte à côte avec une certaine Rama Yade, passée tout récemment du secrétariat aux droits de l'homme à celui des droits sportifs. S'il venait au président du FMI, l'idée de se lancer dans la course à l'Elysée, cela aurait de quoi laisser chocolat un certain Nicolas non ?

Jeudi 25 juin 2009
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Journalistes devenus eurodéputé, président de club de foot ou ministre... Jamais le mot de Jules JANIN n'aura été autant d'actualité. C'est à croire qu'avoir fait ses classes dans une rédaction donne un véritable sésame pour accéder aux plus hautes sphères de la vie publique. Mais pourquoi un tel engouement de la part de responsables politiques ou sportifs pour ses hommes de plume (le mot est ici au singulier, n'y voyez aucune perfidie à l'égard de Frédéric Mitterrand) ou de micros ? Peut-être pour leur sens de la formule :"Je ne vais pas arriver comme un Tarzan" dixit le nouveau ministre de la culture à propos de la loi Hadopi. "Je sais que je n'ai pas l'accent, mais seul les résultats comptent"  déclarait Jean-Claude Dassier à son arrivée à la tête de l'OM.  En véritables communic'acteur, ces professionnels des médias savent mieux que quiconque parler court, clair et concret, anticiper les évènements, intégrer les attentes et le fonctionnement de la presse. De précieux atouts pour ceux qui les embauchent, dans une société entrée depuis longtemps en médiacratie.
Lundi 15 juin 2009
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Après son dérapage dans "A vous de Juger", François BAYROU a beau se comparer à Zidane, en terme d'image publique l'affaire est pliée. Le qualificatif d'ignoble lui sera à jamais associé à chaque visionnage de son altercation TV avec Daniel COHN-BENDIT.  Lors du dernier grand débat télévisé avant les élections européennes, le président du MoDem s'est montré bien vil politique. Piqué au vif par la phrase, "Tu ne seras jamais président de la république", il en a oublié une règle essentielle en télévision : trop d'agressivité tue. Son masque d'hypocrite, terme qui trouve ses origines dans le mot grec comédien, est tombé quasi en direct devant des millions d'électeurs potentiels. Et de montrer ici la face cachée de l'élu humaniste qu'il donnait à voir jusque là. Lorsque, via nos média trainings, nous apprenons à nos clients à devenir des communic'acteurs, c'est sur la base d'authentiques valeurs. Nous les invitons à choisir la part d'eux-mêmes qu'ils veulent partager avec le plus grand nombre pour mieux faire passer leur message. Pas à composer un personnage qui volera en éclat sous le coup de l'émotion. Si l'incident a été tout "bénef" pour la tête de liste d'Europe Ecologie, c'est peut-être aussi parce que l'ex-icône de mai 68 a usé d'une rhétorique  "bio", plus respectueuse de l'environnement... humain. A noter que bien inspiré par François MITTERRAND, son "Je ne suis pas votre élève", lui a évité de répondre "je  ne sais pas" à la question du leader centriste sur le seuil de pauvreté en France.


Mercredi 29 avril 2009
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Souvenez-vous : "On ne peut résoudre le problème du sida en distribuant des préservatifs : au contraire, cela aggrave le problème". En une petite phrase prononcée dans l'avion qui le conduisait vers l'Afrique, le pape avait fait sa bulle... Propos déformés, s'était alors écrié le Vatican devant le tollé général qu'ils avaient suscité. Parmi les commentateurs, seul le philosophe Yves Michaud fit  remarquer avec malice combien l'altitude fait dire de bêtises à ceux qui nous gouvernent (Jospin, Nicolas Sarkozy...) Il y eut pourtant en France un évêque pour faire dans la foulée encore plus "fort". Celui d'Orléans justement,  qui déclara sur la foi de pseudos études scientifiques que le préservatif est d'autant plus dangereux qu'il laisse passer le virus du VIH. Heureusement une prise de position vient de permettre à l'église de sortir du malaise, pour ne pas parler du ridicule dans lequel elle se trouvait depuis la déclaration malheureuse de Benoît XVI. Publié dans La Croix du 21 avril 2009, le témoignage de Joseph BOUCHAUD, religieux de 86 ans, appartenant à l'ordre des fils de la charité nous ramène cruellement à la réalité des bidonvilles.  Celle d'un quotidien où  des milliers de fœtus sont chaque année "enterrés comme des petits animaux, par des parents écrasés par l'impossibilité d'éduquer et même de nourrir leurs trop nombreux autres enfants déjà nés". L'intégralité de l'article est à lire sur le blog de la communauté Orantes Grandefontaine.
Mardi 28 avril 2009
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Par DMT - Recommander - Voir les commentaires - Publié dans : De vous à moi
En cette journée de protestation nationale contre la réforme de notre système hospitalier, j'ai envie de raconter ce qui m'est arrivé la semaine dernière. Mercredi 22 avril, je me suis présenté à 9h30 aux urgences de l'hôpital Beaujon pour un début de coliques néphrétiques avec complications. J'en suis ressorti à 18h30 pour un transfert sur l'hôpital de Nanterre. Il faut dire que la médecin qui m'avait pris en charge, a eu le plus grand mal pour me trouver un service en urolologie qui puisse pratiquer une intervention le jour même. Il n'y avait pas de place disponible pour moi à Clichy. Au final, j'ai été opéré le jeudi matin à 9h00. Alors oui, je pourrai revenir sur les longues heures à attendre aux urgence une information ou le résultat de mes analyses. D'abord relativement bien installé dans un box, puis placé pour le reste de la journée dans le couloir, avec mon brancard et ma perfusion. En fait, je tiens surtout à témoigner de la grande humanité du personnel du service d'urologie de l'hôpital de Nanterre. Quel contraste entre la pauvreté des moyens : un seul bocal de récupération des urines pour 2 malades, pas de possibilité d'avoir un 2ème oreiller, un cabinet de toilette des plus spartiates et sans isolation particulière. Pas de volets aux fenêtres. D'où un réveil matinal après un fragile sommeil ponctué par les contrôles de température et les innombrables bruits de couloir jusqu'à tard dans la nuit. Pauvreté matérielle donc et grande richesse humaine.  De la part de l'équipe soignante et non soignante, ce ne fut que signes de gentillesse spontanés, gestes naturels d'attentions, sourires pour accomplir la  moindre tâche. Un véritable baume au cœur pour qui vient d'être "charcuté". Certes la chambre n'avait pas la clim, les murs n'étaient plus de première fraicheur et les repas en barquette sous vide quasis immangeables. Reste que des paroles et un regard aidant, pour ne pas dire aimant, m'ont permis de retrouver la part d'humanité que le confort quotidien m'avait presque fait oublier jusque là. Samedi matin, à ma sortie du centre hospitalier, en prenant le bus 304 qui allait me conduire à la gare de Bois Colombe, j'ai repensé à tous ces visages de couleur qui s'étaient penchés sur moi. A ces accents en provenance de l'autre côté de la méditerranée qui m'avaient accompagné durant quatre jours.  A mon tour je me suis mis à sourire à toutes les personnes que je croisais. Mon voisin de chambre  tunisien ne m'avait il pas rappelé très justement avant que je m'en aille  :  "Tu sais, au final, quand on se retouve ici on est tous les mêmes. Qu'on soit arabe ou juif ".  La leçon de vie valait bien d'être prolongée à l'extérieur des grilles du centre hospitalier.
Vendredi 20 février 2009
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François Delivré est un homme d'art et de méthode : 20 années ingénieur, 20 années consultant en relations humaines et organisation. Il est peut-être aussi le seul polytechnicien à être également sculpteur modeleur et conteur. Son best seller "Le Métier de coach", a contribué à donner à cette nouvelle profession ses lettres de noblesse. En exclusivité pour www.desmotsquitouchent.com, François Delivré revient sur les fondamentaux du métier de coach d'entreprise.
Lundi 12 janvier 2009
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Ecrivain, psychosociologue, formateur en relations humaines, Jacques Salomé rêve qu'un jour la communication puisse être enseignée à l'école comme une matière reconnue à part entière. Pour lui,  l'espace de la vie de tous les jours doit être un lieu d'écoute et de réelles rencontres.
Jacques Salomé animera une conférence à
Lognes vendredi 16 janvier intitulée  "Le courage d'être soi" ainsi qu'un séminaire de formation les 17 et 18 janvier sur le thème "Pour ne plus vivre sur la planète taire*".


DMT : Jacques Salomé, vous avez déclaré "Il est important, non pas d'ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années". En ce début 2009 cela me paraît constituer de très beaux vœux à souhaiter.


JS : C'est vrai que l'année 2009 s'annonce difficile sur plusieurs plans, mais ce que j'ai remarqué au cours de mon existence, c'est que les périodes de crise suscitent des découvertes, des réajustements, une créativité et la mise en jeu de ressources qui  restaient inexploitées chez beaucoup d'entre nous.J'espère que cela va nous pousser à redéfinir plusieurs de nos enjeux de vie, à retrouver des priorités plus essentielles, à nouer des solidarités plus grandes et surtout à confirmer des possibles pour d'autres alternatives de consommation, pour libérer plus d'amour peut être.

DMT : Dans votre livre : Le courage d'être soi, vous écrivez : "Derrière chaque peur, se cache un désir." Quel peut-être selon vous,  le désir individuel ou collectif qui se cache derrière la crise économique actuelle ?

JS : Oui derrière toute peur se cache un désir Si j'ai peur que ma blonde me quitte, mon désir est que nous puissions rester ensemble le plus longtemps possible. Derrière la crise économique actuelle se cache le désir de se réapproprier un pouvoir de vie sur notre existence. De ne plus se laisser définir par les intérêts des multinationales ou de personnes décisionnelles qui sont asservies au pouvoir de l'argent. Il y a en effet chez de plus en plus d'hommes et de femmes le désir de se sentir plus en accord entre ses aspirations profondes et son quotidien. Il y a au delà du désir le besoin de ne pas se laisser conditionner, ni transformer en consommateur, ni manipuler ou asservi pour des informations non fiables. Il y a le désir plus lointain d'une gouvernance planétaire, qui puisse gérer les ressources de la planète sur laquelle nous vivons comme un bien commun. Oui je suis persuadé que la crise va faire émerger de nouvelles prises de conscience et de nouvelles actions pour mieux se respecter, s'aimer et rester fidèle à soi même.

DMT : La prise de parole en public est parfois une véritable épreuve. Quel conseil pourriez-vous donner à tous ceux qui redoutent  pareille exposition ?

JS : Le seul conseil que je puisse proposer, alors que je donne des conférences depuis 40 ans devant des publics variés de 500 à 2500 personnes, c'est dès le début, quand vous êtes face à la salle, de faire choix de quelques personnes assises au deuxième ou troisième rang et de s'adresser directement à elles. En parlant ainsi, j'ai envie de dire de personne à personne, on rejoint l'écoute des centaines de personnes qui sont autour. C'est aussi de commencer à parler de soi, de ce que l'on ressent à se trouver là, des on émotion ou de son plaisir, de ce que l'on ressent à développer les quelques idées qui vont servir de support à notre présence.

DMT : Samedi 17 et Dimanche 18 janvier, vous allez animer un séminaire de formation sur le thème : "Pour ne plus vivre sur la planète taire". Par manque de mots aurions nous trop de maux ?

JS : Nous sommes effectivement des êtres de relations, et pour la plupart d'entre nous des handicapés de la communication. Mon utopie c'est qu'on puisse enseigner un jour la communication relationnelle à l'école comme une matière  à part entière, au même titre que le calcul, la géographie ou le français. Au coures de ce séminaire je vais proposer quelques règles d'hygiène relationnelles pour favoriser des relations en réciprocité (sans rapport dominant / dominé) des échanges respectueux des points de vue de chacun (parler en apposition plutôt qu'en opposition, privilégier la confrontation plutôt que l'affrontement) des partages où il est possible de se dire et d'être entendu (à travers 4 possibilités: demander, donner, recevoir ou refuser). Bref de proposer des balises, des repères accessibles, transmissibles pour se proposer des communications sans violence. Quand il y a le silence des mots se réveille la violence des maux, si nous comprenons que les maladies sont des langages symboliques, métaphoriques avec lesquels nous tentons de dire l'indicible, de crier l'inacceptable. Savez vous que ce n'est qu'en 1905 qu'on a inventé le permis de conduire (car à la suite de l'Exposition Universelle de 1900, la circulation automobile s'est multipliée par 1000, d'où accidents, conflits, embouteillage puisque chacun conduisait jusqu'alors en fonction de ses propres valeurs et repères. En matière de communication nous sommes en 1905, nous communiquons beaucoup plus (avec des outils de plus en plus performant) mais plus mal aujourd'hui qu'autrefois, il n'y a jamais eu autant de malentendus, de conflits  liés à l'incommunication que ce soit dans la sphère intime, professionnelle ou sociale. Nous avons confondu la communication avec la circulation de l'information, alors que communiquer veut dire mettre en commun à l'intérieur d'un dialogue, d'un partage ou d'un échange.

Renseignement association « Forgerons de vie » Tél. : 01.60.43.39.90 - Port . : 06 77 76 37 57

Tarif préférentiel pour les lecteurs de www.desmotsquitouchent.com sur le séminaire : "Pour ne plus vivre sur la planète taire".

Mardi 9 décembre 2008
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Au Moment où François Hollande quitte ses fonctions rue de Solférino, la loi sur le droit opposable au logement entre en vigueur. La superposition de ces deux évènements ne pouvait que m'inciter à sortir de mes tiroirs l'une des vidéos politiques que j'affectionne le plus. Enregistrée en février 2007 lors de la dernière campagne présidentielle, elle nous montre l'ex premier secrétaire du PS en meeting à Villepinte. Comme à son habitude, le député-maire de Tulle s'y révèle excellent orateur. Mais ici, l'ironie dont il fait preuve pour démonter l'une des propositions phares du candidat Sarkozy, en fait un véritable morceau d'anthologie politique. Si la gestuelle fait parfois penser à celle de François Mitterrand, les paroles, elles, sont dignes d'un Guy Carlier. Jugez plutôt...

Dimanche 16 novembre 2008
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Conseiller municipal du Raincy, ancien directeur de cabinet du maire d'Epinay-sur-Seine, Jean-Michel GENESTIER témoigne à son retour de New-York du contexte politique et social dans lequel Barack OBAMA vient d'être élu. Merci à lui de m'avoir donné la primeur de ses impressions lors d'une interview réalisée dans mon atelier de média-training, dont les travaux de rénovation sont "presque" terminés... 





JM GENESTIER de retour de New-York
envoyé par DITES-MOITOUT
Samedi 25 octobre 2008
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Mises en situations filmées, exercices de jeu d'acteur, gestion des émotions, travail de l'argumentation...  
Lors de mes
 trainings en communication orale j'associe les techniques de construction du discours issues du journalisme, à celles des comédiens pour ce qui est de la relation au public. De quoi permettre à mes clients de devenir de véritables communic'acteurs capables de répéter le même message des dizaines de fois, sans jamais se  lasser.  Et surtout, en donnant à chaque fois le sentiment à leur auditoire que c'est pour lui qu'ils prennent la parole. Le meilleur moyen pour cela est de personnaliser au maximum son accroche. En ayant par exemple recours à une anecdote en lien avec la ville visitée ou en donnant en exclusivité une information attendue par ceux qui sont venus vous écouter. Accompagné d'une gestuelle authentique et d'un registre vocal harmonieux, cet apprentissage des mots qui touchent se révèle être l'une des clefs d'une prise de parole réussie...

Mercredi 22 octobre 2008
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Nous étions le 24 décembre 1998. Le Jour du Seigneur m'avait demandé d'enregistrer une interview de sœur Emmanuelle, quelques heures avant la "messe de Minuit" en direct depuis Notre-Dame de Paris. Pour moi, la "pression" était réelle. Avoir la responsabilité d'interroger cette "sainte femme" durant l'émission officielle de l'église catholique, c'était un peu comme si Marc-Olivier Fogiel interviewait Michel Polnareff devant ses fans à Bercy. Le droit à l'erreur m'était interdit.  Simple, conviviale, décontractée dans ses baskets blancs, sœur Emmanuelle se révéla devant les caméras la "bonne cliente" idéale. Elle n'en était que plus attentive hors champ. Il n'y avait pas eu de répétition. Tout juste avions-nous eu le temps de faire assez connaissance pour échanger de façon authentique à l'antenne. La magie de la rencontre opéra très vite. La chaleur humaine qui se dégageait d'elle me faisait oublier la froideur de la cathédrale, encore vide de ses fidèles. C'est donc très spontanément qu'en fin d'entrevue (comme diraient nos amis canadiens) je lui ai donné RDV dans 10 ans afin de célébrer ses 100 ans aux côtés de nos téléspectateurs. A quelques semaines près le "pari" était tenu. Certes, je ne travaille plus pour les émissions religieuses. Mais ce blog me permet de continuer à "pratiquer" comme journaliste indépendant. De toutes façons, je ne sais pas si, aujourd'hui, j'aurai souhaité l'interroger ou répondre à une question qu'elle m'avait posé. Sœur Emmanuelle m'avait en effet demandé, comme à chaque personne qu'elle croisait, ce que je comptais faire pour aider les autres. Je me demande si ma modeste contribution depuis, ne frise pas le ridicule comparée à son action en faveur des plus pauvres. Pourtant, grâce à elle, le souci de mon prochain ne m'est plus aussi étranger.
Vendredi 3 octobre 2008
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Je n'y ai d'abords pas cru. Robert Ménard quitterait la direction de Reporters Sans Frontières ? Celui qui fut mon héro lorsque j'étais étudiant, celui dont je ne manquai aucun des "Face à la presse" sur Radio France Hérault va donc cesser de ponctuer l'actualité par ses coups de gueule en faveur de la liberté de la presse ? Entendre ou voir Robert Ménard dans les médias c'était un peu ma madeleine de Proust à moi. Le lien sur les ondes qui m'unissait secrètement au Montpellier de ma jeunesse. Celui des mes débuts dans le journalisme, où je recevais Monseigneur Gaillot au micro de ma radio associative avant de le conduire dans les locaux de mes concurrents du service public. Robert Ménard, je l'entends encore pester après Alain Bédouet au moment du décrochage local d'avec France Inter. Un soir, s'adressant à Alain Thomas, son rédacteur en chef, il eut cette formule avant de prendre l'antenne : "Toubon, c'est tout mauvais!" C'est en juin 1985, l'année du millénaire de Montpellier que Robert Ménard créa l'association de défense des droits de la presse avec 3 autres journalistes de la ville. Je me souviens encore de leurs premiers locaux, modestes, mis à leur disposition par le conseil général. 23 ans déjà... Robert, tu vas me manquer.
Lundi 29 septembre 2008
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Elle l'a fait !  Samedi 27 septembre, Ségolène ROYAL a tenu  un meeting politique digne d'une finale de la Star'Ac.  Terminé le pupitre style 4ème république, place au stand-up ! A Bercy, seule sur scène, l'ex candidate à la présidentielle de 2007 s'est adressée tout sourire à son public durant 45  minutes. A la manière d'un Guy BEDOS, la présidente de la région Poitou-Charente à commenté l'actualité, fustigé le gouvernement et rappelé qu'elle était bien décidée à poursuivre son combat. De quoi décontenancer, à droite comme à gauche,  une classe politique qui n'a d'ailleurs pas manqué de grincer des dents durant le WE. La pique la plus vache étant signée Henri EMMANUELLI pour qui l'évènement se situait  "entre le show-business et le rassemblement de secte". Il faut dire que si Jean-Marie LEPEN a été pionnier dans ce domaine, c'est la première fois qu'une femme politique s'essayait aussi fortement à devenir une parfaite communic'actrice. Ringardisées  austères Michèle ALLIOT-MARIE, Martine AUBRY, ou même Arlette LAGUILLER... En cet automne 2008 Ségolène ROYAL a pris RDV, si ce n'est avec l'histoire, du moins avec elle-même. En adoptant un style aussi moderne de communication, elle affirme une volonté de changer d'image. Une de plus si je compare avec toutes celles qu'elle nous a donné à voir en près de 30 ans de vie publique. Et c'est bien le risque pour elle. A trop changer de look et de ton pour mieux correspondre à son époque, la candidate risque de perdre en crédibilité. Si Ségolène ROYAL vient de prouver qu'elle savait aussi bien qu'une Hilary CLINTON lire un prompteur et faire des gestes tout en marchant, pour gagner le coeur de ses électeurs, il lui faudra témoigner d'une émotion beaucoup plus spontanée.


Ségolène Royal au Zénith : Extraits
Mercredi 24 septembre 2008
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Au hasard d'un article  mis en ligne sur Psychologie.com, je découvre l'appel à l'aide de Loïc, 33 ans, pour qui toute prise de parole en public est devenue un calvaire. La psychanalyste Claude HALMOS, auteur de Parler c'est Vivre, (évoqué ici il y a quelques jours) répond à notre internaute désespéré en le renvoyant à la place qui fut la sienne durant l'enfance. Le trac et l’appréhension à prendre la parole en public touchent effectivement à plusieurs aspects. Et très souvent à de vieilles blessures qui sapent la confiance. Elles remontent à l’école, à la fac,au service militaire pour ceux qui l'ont connu…  Mais je peux vous assurer qu'en ayant recours à des professionnels utilisant des outils issus du théâtre ou de la télévision et des sciences humaines (PNL, Sophrologie..) il est possible de gérer ses émotions et d'entrer en relation avec un public. Acquérir techniques et méthodes, travailler devant une caméra et voir objectivement ce que cela donne, permet en effet de progresser rapidement. J'en profite donc, à l'attention de tous ceux qui se sentiraient dans le même état que Loïc, à les inviter à parcourir mon blog pro : http://www.direct-mediatraining.fr . De précieux conseils vous y attendent pour dédramatiser les situations de prise de parole et en faire de véritables moments de partage avec votre auditoire.
Mercredi 24 septembre 2008
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Par DMT - Recommander - Voir les commentaires - Publié dans : Revue de presse
"Ils ont des choses à dire, ils parlent bien, ils sont toujours disponibles pour les médias et on les voit partout : ce sont les bons clients. Leur omniprésence n'est pas sans risques."  Le chapô de l'article qu'a signé Stéphanie FRANCK dans le dernier numéro de la revue Médias nous introduit de plein pied dans les coulisses de l'information. Véritables communic'acteurs, les bons clients ont-ils toujours assez de recul sur eux-mêmes  pour refuser une interview qui n'est pas de leur ressort ? De nombreux journalistes apportent leur témoignage sur cette question. A noter aussi dans ce papier,  un encadré consacré au... média training où j'ai eu la bonne surprise de me voir cité.  

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